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Recherche  du vrai visage de Jésus : la Véronique

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Ostension du voile de sainte Véronique à Saint-Pierre du Vatican

Ostension du voile de sainte Véronique à Saint-Pierre du Vatican

Il y a environ 2000 ans, Jésus, le Fils de Dieu par nature et  Sauveur des hommes, a passé sur terre 33 ans. A cette époque n'existaient pas la photographie et tous les moyens modernes qui permettent de garder un souvenir des personnes que nous aimons. Il semblerait donc que nous soyons donc sans représentation contemporaine de Jésus pour nous transmettre les traits authentiques de son visage. Mais heureusement la divine providence veilla, et elle nous a laissé plusieurs souvenirs du Fils de Dieu.

Le voile de sainte Véronique

Parmi les plus connus se trouve ce qu'on appellent le voile de sainte Véronique, conservé à Rome depuis des temps immémoriaux. Malheureusement l'authenticité en est très discutée. Le document le plus ancien qui atteste sa présence à Rome, date du VIe., présence d'un voile mystérieux sur lequel se trouve la figure du Christ non peinte de main d'homme.

Véronique et la Passion du Christ

A partir du Moyen-Age une légende se forma autour de cette image et de sainte Véronique, dont le nom aurait été forgé à l'occasion et qui signifie "Véritable image" du Christ (Vera - eikon). Ainsi Véronique représente une femme qui aurait rencontré Jésus sur le chemin du Golgotha et, par compassion, aurait essuyé le visage ensanglanté du supplicié. En signe de gratitude le Christ lui aurait laissé les traits de son visage imprimé sur le tissu. Mel Gibson, dans son film "La Passion de Jésus", représente cet épisode en s'inspirant  des visions de la Bse Anne-Catherine Hemmerich.

Véronique et l’empereur Tibère

Mais d'après une autre légende, beaucoup plus ancienne, c'est Véronique qui, ne pouvant pas suivre Jésus partout, lui demande de lui donner son image. Après la mort de Jésus à Jérusalem, l'empereur Tibère, malade à Rome, a vent de cette image merveilleuse et convoque Véronique pour qu'au moyen du voile, elle le délivre d'un "nid de guêpes dans la tête". Véronique se rend à Rome et l'empereur guérit à la simple vue de l'image. Avant de mourir, Véronique cède cet objet précieux au pape Clément. C'est ainsi que l'image serait parvenue à Rome.

Véronique et Bérénice

Selon d'autres sources encore, Véronique se nommerait en fait Bérénice. Quoiqu'il en soit les Evangiles ne disent pas un mot de cet épisode qui constitue pourtant la 6ème station du chemin de croix, lequel en comporte quatorze. Cette dévotion du chemin de croix qui remonte au Moyen-Âge, est devenue une dévotion universelle puisque on en trouve dans toutes nos églises. Pour autant le silence des Evangiles n'est pas une preuve de non authenticité de ce geste. Dans un autre article nous parlerons plus en détail sur l'origine de cette tradition du voile de sainte Véronique. Mais pour le moment arrêtons-nous seulement sur sa conservation à Rome.

Le voile de Véronique à Rome

La présence de la vénérable relique à Rome date au moins du tout début du VIIIe s. puisqu'il existe une fresque dans les grottes situées sous la basilique Saint-Pierre où peut lire l'inscription "Ciborium du très saint suaire de Véronique, édifié par Jean VII ; or ce pape régna de 705 à 707.

En 1506 commençait la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre à Rome, construction qui durera près de 100 ans. A cette occasion était prévu qu'un des piliers serve de coffre fort à l'une des plus précieuses reliques de la chrétienté. Au pied de cet imposant pilier, un socle port l'inscription :

SANCTA

VERONICA

IEROSOLYMITANA

c'est-à-dire Sainte Véronique de Jérusalem. Plus haut, sur un bandeau court une inscription en latin qui signifie : "Pour que la majesté du lieu garde décemment l'image du Sauveur figurant sur le suaire de Véronique, le pape Urbain VIII a fait ériger et orner cet abri en l'année jubilaire 1625."

Pilier coffre-fort du voile de Sainte Véronique

Pilier coffre-fort du voile de Sainte Véronique à Saint-Pierre de Rome

Chaque année, le Vendredi saint, la sainte relique est montrée à la foule des pèlerins, mais aujourd'hui, on ne voit pas grand chose. Ceux qui ont pu la voir de près affirment qu'on y voit pour ainsi dire que des ombres ou encore une grande tache toute sombre.

Plusieurs fois des copies de la précieuse relique ont été réalisés ; la dernière a été réalisée sous le pontificat de Grégoire XV qui régna de 1621 à 1623. Son successeur, Urbain VIII interdit toute autre copie de la vénérable image sous peine d'excommunication ; il fit même brûler certaines copies.

Des yeux ouverts aux yeux fermés

Ce qu'il y a d'étonnant est que les copies qui datent d'avant 1608, le Christ a les yeux ouverts mais après cette date, ils sont fermés... Selon certains historiens, vers 1608 l'ancienne chapelle de la sainte Véronique à Rome a été détruite et impose donc le transfert de la relique à Saint Pierre de Rome si cela n'avait pas encore réalisé. Or à cette occasion ou peu avant, la sainte relique aurait été volée. Mais Rome ne pouvait pas être sans un tel trésor ; une autre icône aurait été donc mise à sa place. Ce qui expliquerait ces yeux fermés et l'interdiction de faire des copies avec la destruction de celles déjà réalisées.

Cette hypothèse de la disparition de la relique est renforcée par l'apparition à Manoppello, à peu prêt au même moment, d'une image miraculeuse d'origine inconnue représentant le visage du Christ. Est-ce le voile de sainte Véronique qui a "disparu" de Rome ? Nous en reparlerons. Dans ce cas le voile actuellement à Rome ne serait qu'un faux.

Un miracle avec la Véronique ?

En tout cas, quelque soit la réalité de ces faits, ce voile de Véronique fut l'occasion d'un miracle à Rome au XIXe s. :

Voici le récit emprunté aux lettres de M. Dupont, le saint homme de Tours :

« Au mois de janvier 1849, pendant l’exil de Pie IX à Gaëte, des prières publiques, d’après les ordres du Souverain Pontife, eurent lieu dans toutes les églises pour implorer la Miséricorde du Tout-Puissant sur l’Etat pontifical. A cette occasion, on exposa à Saint-Pierre-du Vatican le bois de la Vraie Croix et le Voile de Véronique. Or, sur ce voile, on ne distingue presque plus les traits sacrés de Notre-Seigneur Jésus-Christ... Le 6 janvier, fête de l’Epiphanie, la Sainte Face qui est sur le voile de Véronique, parut distinctement à travers même une autre soie qui la couvre et qui empêche absolument d’en distinguer les traits. Donc, le troisième jour de l’exposition, le Voile se colora de lui-même et la figure de Notre-Seigneur se montra toute vivante au milieu d’une douce, lumière... La figure divine se présentait en relief, avec une couleur cadavéreuse, les yeux enfoncés et animés d’une expression profonde de sévérité...

« Les chanoines qui étaient de garde auprès de la sainte relique firent immédiatement avertir le clergé de la Basilique : MM. les chanoines Lucidi, Castagneti et San-Pierri. On sonna les deux bourdons, le peuple accourut.

« La Sainte Face s’étant toute vivifiée devant une foule immense pendant trois heures, l’impression la plus inexprimable était sur tous les visages ; beaucoup pleuraient et tous étaient frappés du prodige..Un notaire apostolique fut appelé pour constater le fait, la copie de Pacte a été envoyée au Saint-Père, à Gaëte.

« Depuis plusieurs jours, ajoute M. Dupont, on ne s’entretient à Rome que de cet étonnant prodige. Le soir, on fit toucher au voile miraculeux quelques voiles blancs sur lesquels est représentée la Sainte Face. Ces voiles doivent être envoyés en France."

Le culte de la Véronique en France

Monsieur Dupont en reçut deux exemplaires ; il en garda un pour lui qu'il mit dans son salon. Ce fut le début de cette belle oeuvre de la sainte Face à Tours rendue célèbre par les très nombreuses grâces reçues. Nous avons déjà consacré plusieurs articles à ce sujet :

La Sainte Face et le saint Homme de Tours

L'oratoire de la sainte Face à Tours

Grâce à l'activité de Monsieur Dupont, la dévotion à la sainte Face reprit un nouvel essor. Comme figure emblématique de cette dévotion on peut citer sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.

Monsieur Léon Dupont

Monsieur Dupont

Leçon d'un miracle

Ce qui est étonnant, c'est comment Dieu ne dédaigne pas de se servir d'une relique dont l'authenticité est très douteuse pour être à l'origine d'un miracle : l'apparition de la Face de Jésus sous un aspect vivant, en vue de répandre la dévotion à sa sainte Face. La certitude ne ce miracle ne peut pas être mis en doute en raison du procès verbal et des nombreux  témoins.

La sainte Face de l'oratoire de Tours

La Sainte Face vénérée à Tours, copie de la Véronique de Rome

La leçon qui se dégage est qu'au delà de l'authenticité de ce voile, Dieu veut que nous allions jusqu'à la vénération du Visage de son divin Fils. Ce miracle doit être perçu comme un encouragement à la dévotion envers la sainte Face du Christ Jésus, outragée et défigurée par nos péchés ; elle est une réponse à l'appel du Christ : "Je cherche des "Véronique" pour essuyer ma divine Face, car elle a peu d'adorateurs", transmis en 1845 à sa confidente Soeur Marie de Saint Pierre, Carmélite de Tours.

Icône de la sainte Face

A l'occasion nous parlerons de l'esprit et du sens de la dévotion à la sainte Face de Jésus.

Mais avec la sainte Face de Tours nous n'avons pas encore le vrai visage du Christ : ce n'est qu'une copie d'un original très contesté. Cependant l'heure était proche où la sainte Providence allait donner au monde entier la vraie face de Jésus…

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