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Brève histoire de l'icône religieuse : points de repères

L'art des icônes a pris naissance dans l'empire romain d'Orient (la Grèce, Byzance, Cappadoce, Syrie, Egypte, ..) . L'art iconographique a vraiment commencé à se répandre au Vème siècle après le concile d'Ephèse où la Vierge-Marie a été déclarée solennellement Mère de Dieu, la Théotokos ; ainsi peindre Marie était comme une affirmation de la foi de l'Eglise qui reconnaît deux natures, humaine et divine dans la personne du Verbe, le Christ Jésus, et par conséquent Marie est vraiment la Mère d'un Fils qui est Dieu. Mais en raison de la période iconoclaste, environ un siècle (730 - 850), une très grande partie des icones grecques réalisées avant la victoire de l'orthodoxie (843) ont été détruites ; nous avons donc peu d'icônes antérieures à cette date.
L'invasion provenant de l'empire Ottoman a donné un frein à l'art des icônes en Grèce et à Byzance (chute de Constantinople en 1453), mais la Russie a comme assuré la relève de l'icone grecque. Dès le Xème siècle l'icône avait pénétré dans ce pays qui s'ouvrait au christianisme, notamment en Ukraine et à Kiev. Assez rapidement la Russie a pu développer son propre langage iconographique et l'icône est devenue comme un élément essentiel de la vie religieuse des orthodoxes russes comme en témoigne le nombre impressionnant d'icônes que ce pays possède.
Il est normal que la pratique de la peinture d'icônes se trouve très à l'honneur dans le milieu monastique, par exemple au Mont Athos, car elle exige en plus du talent une vie spirituelle intense vécue au sein de l'Eglise, nourrie de la Théologie. L'iconographe est comme un théologien par l'image et demande de la part de l'artiste la foi.

L'icone russe orthodoxe

C'est avec l'évangélisation de la Rus' que commencent à apparaître les icones orthodoxes selon la tradition des icones grecques. L'apogée de l'icone russe orthodoxe se situe à la fin du XIVème siècle et au XVème siècle avec des peintres comme Théophane le Grec, André Roublev, peut-être le plus célèbre avec son icône de la Trinité et Denys. Mais à partir du XVIIème commence la décadence de l'icone russe orthodoxe par une influence de l'art occidental. Les patriarches de Moscou s'opposèrent à cette influence mais sans grand succès.

Rôle et sens de l'icône religieuse

Ce qui frappe au premier abord dans ces icônes religieuses, c'est le manque de réalisme : disproportion au niveau des corps, absence de perspective. les icônes répondent à des règles officielles qui, dès le IXe, règlent le choix et la disposition des scènes. Ceci ne doit pas s'interpréter comme un art dégénéré, car l'art iconographique chrétien byzantin, russe, qu'il soit orthodoxe ou catholique, cherche avant tout à transmettre un message spirituel, une expérience spirituelle, à partir de l'image et des couleurs, à nous faire découvrir le mystère de Dieu, du Fils de Dieu incarné. Les icônes orientales byzantines et russes invitent le spectateur à découvrir la théologie de l'incarnation. Vision de Dieu, l'icône religieuse doit provoquer la prière chez celui qui la contemple. Il ne faut pas réduire l'icône à une simple image religieuse. Elle est le fruit de la méditation de l'artiste qui appelle le spectateur lui-même à contempler l'invisible devenu visible. Ainsi, l'icône dans l'Orient chrétien est plus qu'une oeuvre artistique, elle joue avant tout un rôle théologique de premier plan comme en témoignent les églises orientales catholiques ou orthodoxes. Dans le rite byzantin l'icône est souvent encensée et portée en procession. Elle est la théologie en image et annonce par la couleur la bonne nouvelle de l'Evangile.

Quelques notions sur le monde orthodoxe

Par cette expression on désigne toutes les églises qui remontent au début de l'Eglise apostolique par une suite ininterrompue d'évêques validement ordonnés mais qui ne reconnaissent pas, l'évêque de Rome, actuellement le pape François, comme chef suprême de l'Eglise universelle. Cette situation résulte du schisme d'Orient quand en 1054 le pape Saint Léon IX a excommunié le patriarche de Constantinople.
L'église orthodoxe est composée en grande partie de différentes Eglises nationales autocéphales ; ainsi on parle d'Église arménienne, d'Église orthodoxe russe, d'Église orthodoxe grecque. Chaque église est une église autocéphale, c'est-à-dire, qui est sa propre tête. Si dans l'Eglise catholique-romaine le chef suprême est le pape, dans la confession orthodoxe, le pouvoir suprême réside dans le saint Synode qui est composé de tous les évêques du patriarcat
Depuis le concile Vatican II les rapports entre Catholiques et orthodoxes se sont multipliés mais la division demeure toujours. Si la primauté romaine est le principal obstacle à la Réunification, il y a d'autres points qui nous séparent comme la date de la fête de Pâques (l'Eglise romaine suit le calendrier calendrier Grégorien, alors que l'Eglise orthodoxe le calendrier Julien), la conception de la synodalité (liée au primat de Pierre), les dogmes définis depuis le schisme de 1054).