Icône de la parabole du Roi conviant au Festin
- IC_9191
52,00 € TTC
Description Icône de la parabole du Roi conviant au Festin
"la parabole du grand festin" (Luc XIV 16 - 24)
Cette icône de la Parabole du Maître conviant au Festin est une composition complexe qui utilise la largeur de l'espace pour montrer la dispersion du monde face à l'unité du Royaume.
L'icône place les invités refusant l'invitation aux extrémités, s'éloignant du centre :
En haut à gauche (Le laboureur avec ses boeufs) : Il est absorbé par sa terre. Cela symbolise les soucis du monde qui nous empêchent de lever les yeux vers le Ciel.
En haut à droite (L'achat du champ) : c'est une excuse de propriété. On le voit souvent inspecter son bien, tournant le dos à la table, et tourner juste la terre pour dire qu'il ne viendra pas.
À droite (Le marié) : Saint Luc insiste sur cette excuse : "Je viens de me marier, c'est pourquoi je ne puis venir". Cela montre que même les affections humaines les plus légitimes peuvent devenir des obstacles si elles sont vécues de façon possessive, au détriment de l'appel divin.
Cette présence des mariés montre que l'iconographe représente la parabole selon le texte de saint Luc et non de saint Matthieu où il n'y a pas de marié.La Table avec des places vides : Le drame de la liberté
Contrairement à saint Matthieu où la salle finit par être "remplie", chez saint Luc, le serviteur précise : "il y a encore de la place" (v. 22) ; cette nuance n'est pas anodine :
ces places vides au centre de l'icône représentent l'appel de Dieu qui reste ouvert, mais aussi la tristesse du refus humain. Le vide est un "appel d'air" pour la miséricorde. L'iconographe montre que le coeur de Dieu est plus grand que la réponse de l'homme.
Après le refus des invités, le Maître envoie ses serviteurs à aller chercher pauvres, estropiés, etc afin de remplacer les invités qui ont fait défection.
L'urgence de la charité : Le texte dit : "Va-t-en vite". Le serviteur est représenté en mouvement, presque pressé. Il ne va plus vers les notables, mais vers ceux qui sont "en bas" de l'échelle sociale comme le symbolise très bien les 2 serviteurs qui sont en bas de l'icône et celui de droite se montre très empressé.
Après une première collecte des pauvres et aveugles, il reste encore des places vides. Du coup le Maître de maison ne se contente pas d'offrir une invitation mais demande de faire entrer de force les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. Ainsi nous voyons sur l'icône, en bas à gauche, le serviteur qui prend l'estropié sous le bras. Ce n'est pas une violence physique, mais une "force d'amour". Le serviteur semble presque supplier ou porter l'estropié pour qu'il comprenne que la place lui est réellement réservée.
La dignité retrouvée : L'estropié est invité à monter vers la table centrale. C'est le mouvement de la "Justification" : on est tiré de la rue pour être assis à la table du Maître.Le renversement des valeurs
Dans le monde antique et social, un estropié était souvent exclu des banquets officiels. En le plaçant sur l'icône, l'iconographe montre que le Royaume de Dieu fonctionne à l'inverse des critères humains :
Ceux qui se croyaient "valides" et importants (le marchand, le laboureur) se sont exclus eux-mêmes.
Celui qui est "brisé" par la vie devient l'invité d'honneur. Sa faiblesse physique devient sa porte d'entrée, car il n'a rien d'autre à offrir que son besoin d'être là.
Sur le plan symbolique, cet estropié nous représente tous :
Nous sommes tous "boiteux" ou "estropiés" spirituellement par le péché ou les épreuves de la vie.
L'icône nous rassure : ce ne sont pas nos performances ou notre intégrité physique/morale qui nous ouvrent la table du Roi, mais notre acceptation de l'invitation.
Cette icône devient un portrait de la Vacuité et de la Plénitude :
- Le vide laissé par l'orgueil et les possessions (les places vides à table).
- Le plein de la miséricorde qui va chercher ce qui était perdu dans les "chemins et les clôtures".Au centre la table du banquet
En iconographie, la table du festin royal est toujours une image de l'Eucharistie et du banquet éternel. Elle est le pivot de l'icône : tout ce qui est à gauche et à droite se définit par rapport à cette table. Sa forme est souvent celle d'un autel, rappelant que le "festin de noces du Fils" est le sacrifice du Christ rendu présent dans la sainte Messe.
L'icône souligne ainsi la proximité et l'intimité de l'invitation. Dieu se comporte comme un hôte généreux qui veut partager sa propre vie. La table n'est pas un tribunal, mais un lieu de communion fraternelle.
L'iconographe met bien en évidence le contraste de saint Luc : le rejet par ceux qui "ont" (champ, boeufs, femme) et l'accueil par ceux qui "manquent" (l'estropié).
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L'IC_9191 est munie au dos d'un trou, pour pouvoir être fixée au mur. Ce trou est cranté pour faciliter son centrage. Vous pouvez aussi l'exposer sur un chevalet.
Pour le format G9191 voir le chevalet IKN01-sB20
Vous trouverez les chevalets dans l'onglet "Produits associés" ou la catégorie "Accessoires"
Fiche technique - Icône de la parabole du Roi conviant au Festin
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Référence
IC_9191
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Nom du produit
Icône de la parabole du Maître conviant au Festin
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Référence(s) par format
G9191
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Matériau(x)
bois massif
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Disponible aux dimensions suivantes
24,5 x 17,5 cm (G9191)
Accessoires - Icône de la parabole du Roi conviant au Festin
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