La chapelle de la médaille miraculeuse et Lourdes

Publié le : 18/01/2018 10:09:35
Catégories : Articles religieux, objets monastiques , La Médaille Miraculeuse , La Vierge Marie

Statue de Notre-Dame de Lourdes

Statue de Notre-Dame de Lourdes

L'Immaculée Conception au XIXe siècle

Le 27 novembre 1830, la sainte Vierge confiait à sainte Catherine Labouré la médaille miraculeuse avec l'inscription "O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours vous".

Le 8 décembre 1854, le Bienheureux Pape Pie IX proclamait solennellement le dogme de l'Immaculée Conception de la très sainte Vierge Marie.

En 1858 la sainte Vierge apparaissait à Lourdes à sainte Bernadette, et lors de la dernière apparition la Vierge donna son nom : "Je suis l'Immaculée Conception".

Très rapidement Lourdes devint célèbre en raison des nombreux miracles qui s'opéraient comme aussi la médaille miraculeuse l'était devenue en raison des nombreux bienfaits obtenus par le port de cette médaille de la Vierge.

Lourdes ou la Médaille miraculeuse ?

Le rappel de ces événements met en évidence une affinité entre Lourdes et la rue du Bac : les miracles et l'Immaculée Conception. Mais on peut se demander, pourquoi Lourdes après la rue du Bac. La médaille miraculeuse ne suffisait-elle pas ? Pour répondre à cette question le mieux est peut-être de demander à la privilégiée de la rue du Bac, sainte Catherine Labouré, ce qu'elle pense de Lourdes, d'autant plus qu'elle a bien connue l'expansion de ce nouveau lieu de pèlerinage marial, puisqu'elle est décédée en 1876.

La médaille miraculeuse

La Médaille Miraculeuse

Demande de la sainte Vierge à sainte Catherine Labouré

Dans la vie de sainte Catherine Labouré, écrite par l'abbé René Laurentin, l'auteur rapporte à plusieurs occasions, quelques réflexions très éclairantes de sainte Catherine à propos des apparitions de la Vierge à Lourdes.

Promesse de la Mère Immaculée

Pour bien les comprendre rappelons une promesse de la sainte Vierge faite à sainte Catherine Labouré lors de la première apparition le 18 juillet 1830. La sainte Vierge était assise dans un fauteuil avec sainte Catherine à genoux et les mains appuyées sur les genoux de la sainte Vierge ; après avoir annoncé des malheurs qui viendront fondre sur la France, la Mère de Dieu ajouta : "Mais venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui le demanderont avec confiance et ferveur : grands et petits. Des grâces seront répandues particulièrement sur les personnes qui les lui demanderont".

Refus des supérieurs

Par la suite la sainte Vierge insista pour que la chapelle soit ouverte au public afin de répandre ses grâces. Mais les supérieurs ne donnèrent pas suite à la demande de la sainte Vierge transmise par sainte Catherine Labouré. La réserve des supérieurs se comprend facilement si l'on se rappelle qu'à cette époque il y avait plus de 500 religieuses à la maison de la rue du Bac dont 300 novices.

Si ce n'est la rue du Bac, c'est donc Lourdes

Sainte Catherine Labouré, voyant que la chapelle restait désespérément fermée, s'en plaignit à la sainte Vierge et lui dit : "Ma bonne Mère, ici on ne veut pas faire ce que vous voulez, manifestez-vous ailleurs." Quinze jours après la sainte Vierge apparaissait à Lourdes. Simple coïncidence ?...

Dès que sainte Catherine apprit les merveilles qui se produisaient à Lourdes, elle dit : "Dire que ces miracles pourraient avoir lieu dans notre chapelle !" et une autre fois "Si les Supérieurs avaient voulu, la sainte Vierge eût choisi notre chapelle !"

Sainte Catherine dit plusieurs fois à une Soeur que les pèlerinages de Notre-Dame des Victoires et de Lourdes avaient été accordés par la Sainte Vierge afin de suppléer à ceux que les Supérieurs n'avaient pas crû devoir autoriser dans notre chapelle.

Enfin, la chapelle de rue du Bac s'ouvre !

Mais avec le temps la chapelle de la rue du Bac fut ouverte au public et les pèlerinages s'y firent.

Si la rue du Bac est surtout connue pour la médaille miraculeuse, il ne faut pas oublier que la chapelle est un lieu privilégié de grâces et nous devons nous y rendre avec confiance car la sainte Vierge nous attend avec ses bienfaits. Sainte Catherine Labouré affirmait qu'il n'était pas nécessaire d'aller à Lourdes mais Notre-Dame des Victoires ou la chapelle des apparitions de la rue du Bac suffisaient.

Ainsi pour sainte Catherine Lourdes et la Rue du Bac c'était tout un et en parlant de Lourdes elle disait : "Oui, c'est la Vierge, c'est la même, c'est l'Immaculée".

Sainte Catherine Labouré à Lourdes

La connaissance que sainte Catherine Labouré avait des événements de Lourdes étonnait grandement ses Soeurs. En premier elle eu connaissance des apparitions de la sainte Vierge à Lourdes avant que la nouvelle fut arrivée et sans avoir pu l'apprendre par les voies ordinaires. D'autre part, en raison des descriptions qu'elle faisait des lieux des cérémonies qui se déroulaient à Lourdes, les soeurs avaient l'impression que sainte Catherine Labouré assistait en esprit aux événements de Lourdes.

Sainte Bernadette, voyante de Lourdes

Prière et pénitence

Ces deux mots qui retentirent à Lourdes ne se trouvent pas dans le message de la Rue du Bac. Pour autant n'opposons ces deux lieux saints.

Bien que dans le message de la sainte Vierge à sainte Catherine Labouré il n'est pas fait mention du chapelet, durant le reste de sa vie elle a montré dans la récitation de cette prière une ferveur et dévotion telles, qu'elles étonnèrent ses Soeurs en religion, à croire que la Mère immaculée lui ait appris personnellement à prier le chapelet. Cette idée peut s'appuyer sur cette parole de la sainte Catherine Labouré prononcée alors qu'elle était mourante : "La Sainte Vierge est peinée, parce qu'on ne fait assez de cas du trésor qu'elle a donné à la Communauté dans la dévotion à l'Immaculée Conception : on ne sait pas en profiter ; mais surtout parce qu'on ne dit pas bien le chapelet".

A Lourdes La Vierge Immaculée invite les fidèles à la pénitence, ce qu'elle n'a pas fait à la rue du Bac. Mais en 28 ans, qui est le nombre d'années qui sépare les deux apparitions, la vie morale s'est dégradée : l'orgueil, la sensualité et l'impiété ne font que se répandre. Nous comprenons alors qu'un appel explicite à la pénitence devenait urgent mais qui malheureusement n'a pas été écouté.

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