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découverte miraculeuse de la statue de sainte Anne

Sainte Anne était déjà apparu plusieurs fois à Yves Nicolazic mais la demande de la mère de Marie n'avait encore été suivie d'aucun effet. C'est alors que des faits plus merveilleux encore se produisirent qui donnèrent une impulsion irrésistible à la construction d'une chapelle selon les voeux de sainte Anne, mais non sans difficulté.

Insistance de sainte Anne

Le lundi 3 mars 1625, sainte Anne se montra de nouveau à Yves Nicolazic et lui dit que le temps des délais était définitivement terminé. Nicolazic devait retourner immédiatement voir son Recteur, et lui déclarer, de sa part à elle, qu'elle voulait une chapelle à l'endroit déjà désigné et dont elle entendait reprendre possession. « Du reste, ajouta-t-elle, on aura des preuves indéniables de la mission que je vous impose. »

Elle spécifia que dans quelques temps une lumière viendrait indiquer l'endroit du champ où se trouvait enterrée son ancienne image.

Elle termina en conseillant à Yves Nicolazic de raconter tout cela à des personnes honorables qui pourront l'aider de leurs conseils et lui serviront de témoins.

Statue d'Yves Nicolazic

Statue d'Yves Nicolazic

Yves Nicolazic, de nouveau chez le Recteur

Le lendemain, Yves se rendit résolument au presbytère mais accompagné cette fois d'un ami. Le Recteur se trouva toujours aussi intraitable et le menaça même de lui refuser les sacrements s'il ne renonçait pas à ses rêveries. Yves Nicolazic comprit que de ce côté il n'y avait rien à espérer ; il se retira donc en silence.

Le jeudi 6, pour obéir à sainte Anne,  il consulta plusieurs personnes très respectables, qui l'encouragèrent à prendre conseil des pères Capucins du couvent de la région et surtout de s'entourer de témoins quand se réaliseraient les évènements merveilleux annoncés par sainte Anne. Ce qui d'ailleurs n'allait pas tarder.

Sainte Anne encourage de nouveau son messager

Dans la nuit du 6 au 7, sainte Anne apparut une nouvelle fois à notre brave paysan pour le consoler et l'encourager. Nicolazic, dans sa simplicité d'enfant de Dieu s'enhardit à lui dire : "Faites donc quelque miracle, ma bonne Patronne, qui fasse voir à mon Recteur et aux autres que vous voulez effectivement que l'on y travaille." Et sainte Anne de répondre : "Allez, confiez-vous en Dieu et en moi ; vous en verrez bientôt en abondance, et l'affluence du monde qui me viendra honorer en ce lieu sera le plus grand miracle de tous."

Le miracle des écus

Le vendredi 7 mars vit le premier des miracles. A son réveil, l'épouse d'Yves Nicolazic trouva sur la table de sa chambre douze quart d'écus alors que personne n'avait pu pénétrer dans la chambre. Son mari ne douta pas que ce don ne fût la première avance que sainte Anne lui faisait pour commencer les travaux.

Nicolazic montra cet argent au vicaire qui, semblable à son curé, le tança vertement.

Les Capucins et Yves Nicolazic

Il consulta alors les religieux Capucins. Ceux-ci, après l'avoir entendu attentivement, lui dirent qu'ils se refusaient de se prononcer sur les apparitions, question trop délicate, et qu'ils considéraient la construction d'une chapelle comme nettement inopportune.

Du côté des hommes d'Eglise tout était bloqué et comme il n'était pas possible de construire une chapelle sans leur permission, Nicolazic ne voyait pas comment faire pour satisfaire sainte Anne qui voulait cette chapelle. Mais le Ciel n'est pas à court de moyens…

Icône de sainte Anne

Sainte Anne et la Vierge Marie enfant

Sainte Anne passe à l'action

Dans la nuit du 7 au 8 le flambeau bien connu éclaira la chambre d'Yves et sainte Anne apparut aussitôt à son messager et lui dit :  "Yves Nicolazic, appelez vos voisins, comme on vous l'a conseillé ; menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous trouverez l'image qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis".

Nicolazic, plein de joie et de confiance, s'habilla en hâte, sortit et vit dehors le flambeau qui l'avait précédé. Ayant averti quatre voisins qui avaient accepté d'être témoins, le petit groupe se dirigea vers le champ du Bocenno guidé par ce flambeau. Fait surprenant sur les cinq hommes, deux ne virent pas le flambeau. On sut pourquoi plus tard, quand ils avouèrent qu'ils étaient à ce moment là en état de péché mortel…

La découverte de la statue

Arrivé en face du Bocenno, le flambeau pénétra dans le champ et s'arrêta à l'endroit de l'ancienne chapelle, puis par trois fois il s'éleva et s'abaissa comme pour inviter les paysans à creuser à cet endroit. sans tarder, avec les outils qu'ils avaient pris avant de partir, ils creusèrent avec plein d'ardeur et ne tardèrent pas à retirer du sol la vieille statue très défigurée, enterrée là depuis 900 ans. Quelles ne furent pas leur joie et leur émotion. Nicolazic était au comble de ses voeux, mais pour autant les épreuves n'étaient pas finies.

L'opposition persistante

Nicolazic rendit une nouvelle visite au Recteur lui raconta l'histoire des deniers d'argent et la découverte de la statue. Mais rien n'y fit, le Recteur n'en voulu pas démordre malgré les témoins et traita Nicolazic d'hypocrite et de menteur ; il s'enferma dans son incrédulité. Yves comprit qu'il n'y avait rien à en tirer ; il alla donc voir les Capucins. Ceux-ci au récit du messager ne changèrent pas d'avis et, tout en restant aimable, s'opposèrent à la construction de la chapelle. Ainsi cette découverte miraculeuse de la statue n'avait pas encore débloqué la situation en vue de la construction de la chapelle. Mais le Ciel n'avait pas dit son dernier mot…

 

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