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La signification de la Grande Promesse du Sacré-Coeur de Jésus

Publié le : - Catégories : Jésus-Christ , Spiritualité - doctrine , Tous les articles

Icône du Sacré-Coeur de Jésus

Dans un article précédent nous avons écarté les compréhensions erronées de la Grande Promesse du Sacré-Coeur de Jésus; il ne reste plus qu'à exposer le sens exact.

Revenons pour cela sur une fausse interprétation que certains pourraient prêter : les neuf communions ne remplacent en aucune manière la justice intérieure nécessaire au salut. La question n’est pas de savoir si quelqu’un qui, même à l’heure de la mort, refuserait de se convertir serait sauvé par l’infaillible effet de la dévotion des premiers vendredis. Personne ne dit cela ni ne le pense. Par contre, en vertu de cette Grande Promesse, il n'est pas contraire à la Sagesse divine que la grâce de la conversion soit accordée au pécheur obstiné au moment de la mort, car tout le monde admet :

- que la grâce de Dieu peut triompher de la faiblesse comme de l’obstination humaine,

- qu'elle est capable d’empêcher la présomption future et à plus forte raison l’endurcissement dans ce péché,

- que, sans la grâce de Dieu, nous ne pouvons pas persévérer dans la justice, mais Dieu, qui donne à tous des grâces pleinement suffisantes, peut accorder à quelqu’un celles qu’il sait devoir être efficaces, c’est-à-dire suivies des actes salutaires et de la pénitence finale,

- que Dieu peut accomplir les trois points énoncés ci-dessus en vertu d’une promesse, absolue ou conditionnelle. 

Par conséquent, la Grande Promesse peut contenir cette garantie, tout comme la promesse divine d’assister à un triomphe de l’Église nous garantirait jusque-là contre les accidents mortels.

Statue du Sacré-Coeur de Jésus

Quel est le sens littéral de ce qu’on appelle « la Grande Promesse ? »

Ceux qui communieront neuf premiers vendredis de suite avec les dispositions voulues auront tous la grâce de la persévérance finale. Et, par conséquent, les fidèles qui, d'un cœur sincère, s’efforcent de réaliser cette condition sont moralement assurés de leur salut.

L’on nous accordera aisément que, suivant les règles générales d’interprétation, le sens littéral doit être retenu, sauf preuve du contraire. Or, y a-t-il rien qui, en l’espèce, s’oppose à cette acception ? Non, ni la crainte des abus, ni la définition du concile de Trente sur l’incertitude du salut. En effet, celui qui ferait les neuf premiers vendredis avec l’intention de négliger ensuite ses devoirs se mettrait évidemment lui-même hors des conditions requises, qui demandent neuf bonnes communions. Car dès le début il y a en lui des mauvaises dispositions, il a la volonté de pécher non pas maintenant mais plus tard : le mal est déjà dans la volonté. Le cas est différents si après ces neuf communions, il déchoit de sa ferveur et tombe dans le péché grave, ce qui malheureusement n'a rien d'invraisemblable, compte tenu de la faiblesse humaine. L'oeuvre demandée pour bénéficier de la promesse a été accomplie avant que naisse la mauvaise volonté. Remarquons que de ferventes communions, continuées pendant près d’un an, seront déjà par elles-mêmes, indépendamment de la promesse, source de grâces et disposent peu l’âme aux abus de la présomption. Dieu saura précisément par sa grâce empêcher qu’on y tombe, ou du moins qu’on y persévère jusqu'à la mort.

L'incertitude du salut compatible avec la Grande Promesse

Quant à l’incertitude du salut proclamée par le concile de Trente, elle est pleinement sauvegardée. Car la réalité même de la révélation faite à Sainte Marguerite-Marie, la confidente du Sacré-Coeur, l’exactitude des termes dans lesquels elle rapporte la promesse, la vérification par nous de la condition requise, tout cela ne nous est connu qu’avec cette certitude morale qui laisse assez de chances d’erreur pour nous faire toujours opérer notre salut avec crainte et tremblement. Nous n'avons jamais la certitude absolue que nous avons rempli les conditions puisque celles-ci supposent que nous soyons en état de grâce au moment de la communion, or cette certitude d'être en amitié avec Dieu ne peut être que morale, donc aussi toutes les certitudes qui s'appuie sur celle de l'état de grâce.

Dispositions intérieures demandées par la grande promesse

L’exercice des neuf communions doit être pratiqué en l’honneur du Cœur de Jésus et intentionnellement mis en relation avec la Grande Promesse ; tout prêtre habitué à célébrer dignement sa messe quotidienne ne satisfait donc pas de ce seul chef à la condition. Notre-Seigneur récompense ceux qui remplissent formellement son désir. Si les communions ne sont influencées par ses promesses, comment y verra-t-Il ce recours affectueux, confiant, filial, que son divin Cœur sollicite et se plaît à rémunérer ?

12 promesses du Sacré-Coeur de Jésus

Excès de la miséricorde, triomphe de l'amour divin

Comme nous l'avons déjà fait remarqué, accomplir la communion des neuf premiers vendredi du mois sera par lui-même source de grâces pour l'âme, elle croîtra en charité, comprendra mieux quel horreur est de trahir son divin bien-aimé par l'infidélité du péché ; par conséquent pour affirmer cet excès de la miséricorde, ce triomphe de cet amour tout-puissant dont parle sainte Marguerite Marie, il faut aller plus loin : Dieu entourera cette âme d'une protection spéciale pour rester dans la grâce de Dieu. Dans ce cas il est fort possible que l'âme n'en prenne pas vraiment conscience car elle ne connaitra pas les dangers dont elle a été préservée en raison de cet excès de miséricorde.

Mais si l'âme, qui a rempli toutes les conditions de la Grande Promesse, a le malheur de tomber dans le péché au point de vivre en véritable ennemi de Dieu, alors, cet excès de la miséricorde, ce triomphe de son amour tout-puissant, l'âme l'expérimentera fort probablement d'une manière tangible, peut-être seulement au moment de ses derniers instants, afin de retrouver la grâce de Dieu, malgré ses infidélités, en sorte qu'au moment de la mort celle-ci soit en amitié avec Dieu.

Médaille du Sacré-Coeur

La Grande Promesse se termine par cette phrase :  "Ils ne mourront point en sa disgrâce, ni sans recevoir leurs sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré en ce dernier moment." Comment faut-il comprendre cette phrase et plus spécialement cette réception des sacrements ? Nous l'expliquerons dans un dernier article consacré à la Grande Promesse du Sacré-Coeur de Jésus.  

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