Le zèle de saint Maximilien Kolbe pour la propagation de la Médaille Miraculeuse

Publié le : 27/09/2018 15:34:27
Catégories : Articles religieux, objets monastiques , La Médaille Miraculeuse

Saint Maximilien Kolbeet la médaille miraculeuse

Nous avons déjà consacré un article de notre blog à saint Maximilien Kolbe et au rôle fondamental qu'a joué la Médaille Miraculeuse dans sa vie et particulièrement dans la fondation de la Milice de l'Immaculée. Pour devenir membre de cette milice il fallait s'inscrire, faire un acte de consécration à la Vierge et porter son signe extérieur, la Médaille de la rue du Bac. Mais la dévotion de saint Maximilien envers la Médaille Miraculeuse ne se limitait pas à porter celle-ci comme signe distinctif de la Milice ; il était aussi un ardent propagateur de la Médaille Miraculeuse.

 Nous rapportons ici quelques anecdotes qui montrent le zèle de saint Maximilien Kolbe dans la distribution des Médailles de la rue du Bac.

Le semeur de médailles miraculeuses

Saint Maximilien était dévoré par le zèle du salut des âmes et dès qu'il pouvait, durant ses voyages en train par exemple, il n'hésitait pas à aborder les autres voyageurs pour leur parler de Dieu, du Christ, de la Vierge Immaculée et s'arrangeait toujours pour leur donner une Médaille Miraculeuse. Ainsi lors d'un voyage de Rome à Bologne, il se lia d'amitié avec un juif qu'il essaya de convertir en lui parlant entre autre du rôle spécifique de la Vierge Marie dans l'histoire du salut. Pour terminer, il lui donna une Médaille Miraculeuse, que le juif promit de porter et s'engagea même à demander à Marie de le convertir. Durant ce même voyage il entra en discussion avec un autre voyageur qui niait l'existence de l'enfer : il fit appel à tous les arguments en sa possession pour le convaincre tout en invoquant intérieurement l'Immaculée. Le passager se rendit à ses arguments et accepta à son tour de porter la Médaille Miraculeuse.

Médailles miraculeuses

Malade mais toujours zélé dans la distribution de la Médaille Miraculeuse

Saint Maximilien dut se rendre en 1920 au sanatorium de Zakopane pour refaire sa santé. Mais il ne resta pas inactif ; il distribuait des médailles miraculeuses qu'on lui avait envoyées à sa demande. Il étendit son zèle dans un sanatorium voisin réservé aux étudiants, et l'administration voyait d'un mauvais oeil la présence de ce jeune franciscain rempli de zèle apostolique. Malgré cette opposition il réussit à baptiser un jeune étudiant juif à l'article de la mort. L'évènement fit un véritable scandale quand la famille découvrit cette conversion. Loin de s'en troubler, le Père Kolbe s'expliqua et distribua aux membres de la famille du jeune défunt des médailles miraculeuses. Sa présence finit par être acceptée. Une quarantaine de prisonniers russes, on était alors en 1920, bénéficièrent de son attention ; il écrivit : "Tous ont accepté la Médaille Miraculeuse, même deux juifs qui étaient parmi les soldats polonais. Beaucoup sont arrivés à la conviction que Jésus-Christ a fondé une Eglise et certains sont convaincus que le chef de celle-ci est le pape."

L'ambassadeur du Japon et la Médaille Miraculeuse

Maladie de l'ambassadeur

Le docteur Hiroyuki Kawai, qui en Pologne représentait son pays, le Japon, tomba dangereusement malade. Son épouse, catholique fervente, désirait ardemment sa conversion avant qu'il ne mourût. Mais il avait fermé sa porte à tout représentant de l'Eglise catholique. Saint Maximilien suggéra alors ce moyen humain : il demanda au nonce de rendre visite à son collègue en tant que doyen du corps diplomatique. Cette démarche n'eut aucun effet. Sans doute le Ciel voulait que toute la gloire de cette conversion en revienne à la sainte Vierge par l'intermédiaire de la Médaille Miraculeuse.

La Médaille de la Rue du bac sous l'oreiller

Saint Maximilien, voyant l'échec de cette ruse, demanda à l'épouse de l'ambassadeur de placer sous l'oreiller de son mari une médaille de la rue du Bac. De manière inexplicable, du moins humainement, les préventions de l'ambassadeur contre les prêtres tombèrent et le père Kolbe put l'instruire de la doctrine chrétienne. Le 14 août 1933 il fut baptisé par le nonce peu avant de mourir. Comme la sainte Vierge donne ses grâces à profusion, ce fut autour de la belle-mère de l'ambassadeur de demander le baptême et de le recevoir en la chapelle de la nonciature à Varsovie. Elle aussi fut préparée par le Père Maximilien Kolbe qui instruisit aussi d'autres membres de la famille et quelques domestiques. Quand un saint fait appel à la Médaille Miraculeuse, cela fait de saints ravages !

Ainsi l'action de saint Maximilien Kolbe est incessante et se trouve à plusieurs niveaux : il répandait partout les médailles miraculeuses, prêtait des ouvrages sur la foi et l'Eglise, s'entretenait avec les uns et les autres, et toujours en priant intérieurement la Vierge Immaculée pour que les coeurs s'ouvrent à la grâce.

Porte-clef de la médaille miraculeuse

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